BAND DE THÉÂTRE

Belzébrute, band de théâtre

 

«  Les membres de Belzébrute (…) ont choisi l’indépendance. Ils se débrouillent avec peu, en dehors des théâtres établis. S’ils travaillent dans un esprit festif et décontracté, ils sont pourtant très sérieux quand vient le temps de polir l’esthétique. »
Philippe Couture – VOIR – 2011

Célébrant ses 10 ans d’existence en 2015, Belzébrute se définit comme un band de théâtreauteurs-concepteurs-interprètes — qui se plaît à créer des spectacles à GRAND déploiement et petit budget.  À travers ses créations, le band explore avec une énergie lumineuse et une désinvolture contagieuse le théâtre d’objets, la marionnette et la poésie de l’image. Truffés de références, d’imagination, d’audace et d’ingéniosité, les spectacles du band puisent au cœur du patrimoine universel et de la culture populaire et ne connaissent aucune frontière.

C’est avec cet esprit désinvolte que Belzébrute a conçu Shavirez, le Tsigane des mers qui ne cesse d’attirer les éloges depuis sa création en 2008. Jouée plus de 200 fois, Shavirez est une comédie colorée, généreuse, imaginative et folle qui charme sans équivoque petits et grands, chaque fois qu’elle rencontre son public. En plus des quelques prix et nombreuses mentions honorifiques, Belzébrute a acquis une certaine notoriété avec ce spectacle. Le spectacle a notamment remporté le Coup de coeur du jury au Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes de Charleville-Mézières en 2013 (OFF) et a joué 10 représentations à guichet fermé au fabuleux Festival Au Bonheur des Mômes, en France, en 2014. Les membres de Belzébrute définissent Shavirez comme leur petite victoire personnelle sur la morosité et l’austérité dans lesquels le monde est actuellement plongé.

L’année 2011 voit naître Manga, un spectacle audacieux qui ne dément pas le succès du collectif et qui, dès sa naissance, fait jaser et éblouit par son ingéniosité et son univers immersif. Le public et la critique sont unanimes: Manga est tout simplement spectaculaire et envoûtant. Le spectacle touche autant les publics anglophones que francophones, puisqu’il est joué dans une langue inventée qui marie habilement français, anglais, japonais et onomatopées. Une plongée directe dans le monde mystérieux des animes japonais. Le spectacle s’est notamment mérité les Cochons d’Or de la meilleure conception de costumes et de la meilleure conception sonore, lors du Gala des Cochons d’Or 2011.

Belzébrute se lance en 2013 dans une création où la marionnette prime sur le comédien: Mr P. Une oeuvre théâtrale aux accents de comédie musicale et de dessin animé imprégnée d’humour et de douce folie. Une fois de plus, la création ne connaît aucune barrière de langue, puisque le langage y est davantage visuel et sonore et le personnage principal – nul autre que Monsieur Patate – parle un «gromelot» alliant français et anglais. Le spectacle a notamment remporté un franc succès lors de l’édition 2015 du Festival International des Arts de la Marionnette de Saguenay. Une version jeune public (8 ans et +) du spectacle est désormais disponible.

Depuis 2013, Belzébrute a ajouté une corde à son arc en produisant le OUF! Festival Off Casteliers. Porté par le désir de mettre de l’avant toute la vitalité du monde de la marionnette au Québec et la passion de ses artisans, Belzébrute a décidé d’organiser cette grande fête de la marionnette qui se trouve à être le OFF du magnifique Festival de Casteliers. Dans un esprit communautaire et de partage, le OUF! accueille toutes sortes de propositions artistiques, du laboratoire au spectacle pour micro public.

«  Jeune compagnie à l’imagination foisonnante et au coeur d’enfant, Belzébrute n’a pas fini de nous en mettre plein la vue et les oreilles. »
David Lefebvre – MonThéâtre – janvier 2014

Articles généraux sur Belzébrute

L’abc du théâtre indie. Portrait de Belzébrute.
[ Philippe Couture – VOIR – 5 septembre 2013 ]

Belzébrute à la conquête de la France, une marionnette à la fois –
entrevue avec Amélie Poirier-Aubry
[ David Lefebvre – MonTheatre.qc.ca – 31 août 2013 ]

La France, nous voilà!
[ Audrey Gauthier – Les Nouvelles Hochelaga-Maisonneuve – 7 août 2013 ]